On apprend souvent aux étudiants en marketing et en communication à ne pas s’opposer à un prospect ou à un client. « Non » serait tabou dans les relations commerciales et un professionnel devrait prendre sur lui pour le bien des finances de son entreprise. C’est n’importe quoi. Savoir dire non, ce n’est ni une preuve de faiblesse, ni un aveux d’incompétence.

Savoir dire non, c’est avant tout.

  1. Une preuve d’humilité : « non je ne peux pas faire votre logo car ce n’est pas mon métier« .
  2. Une preuve de respect : « non, en l’état, votre projet n’est pas viable et je ne veux pas être responsable d’une déconfiture future qui me semble certaine ».
  3. Une preuve de professionnalisme : « non je n’accepterais pas n’importe quel projet car j’estime qu’en ma qualité de professionnel il m’incombe de ne pas créer et publier n’importe quoi sur le web et que ma déontologie, ma responsabilité ou ma réputation doivent être préservées .

C’est du moins mon avis personnel sur la question.

D’ailleurs avant d’aller plus loin, mon métier à moi c’est l’accompagnement d’entreprises à la création d’une stratégie de vente en ligne.

Cela passe par des étapes très concrètes. Vous pouvez en apprendre plus à ce propos sur la page listant les projets que j’accepte volontiers ou sur la page qui liste les services que je propose à mes clients.

Voici donc les cas de figures ou je dis « non merci » et le genre de pratiques que je refuse catégoriquement :

  • Je ne fais pas ce que je ne sais pas faire : je fais du web, de la stratégie de contenu et du SEO. Je ne fais pas de flyers, je ne configure pas votre boite mail et je ne dépanne pas votre imprimante (même si elle est en réseau). C’est peut être un peu cliché, mais pour faire court je suis chef de projet web : je co-conçois des projets avec mes clients, je suis un partenaire de la réussite de votre projet pas un simple exécutant.
  • Je ne fais pas d’audit ou de préconisations non-rémunérées. Pas la peine de me dire qu’ensuite il y aura un super projet de-la-mort-qui-tue avec un gros gros paquet de fric (90 % du temps c’est faux et ça n’aboutis sur rien du tout si ce n’est des heures de travail non-rémunérées pour moi). En bref, soit vous avez un budget et on discute de mon périmètre d’intervention rémunéré. Soit vous n’avez pas de budget et je vous propose de vous assurer d’en avoir un avant de contacter des prestataires extérieurs. Il existe de nombreux outils en ligne qui permettent de faire un travail acceptable gratuitement ou pour une somme modique afin de vous rassurer sur les retombées potentielles avant de contacter un professionnel et de prévoir un budget. Variantes : une évolution de votre site gratuite, une optimisation de votre structure de contenus gratuite, des conseils spécifiques gratuits…
  • Je ne signe pas de clause de non-concurrence. Je suis indépendant, je suis maître des clients avec qui je travaille. Cependant je ne vais certainement pas transmettre à un tiers des détails sur votre activité (pas besoin de clause de non-concurrence pour avoir une déontologie). Cependant dans le cadre de projets d’envergure, un accord de non-divulgation peut être mis en place.
  • Je ne travaille pas avec des clients qui pensent au coût du projet avant de penser à sa qualité intrinsèque. Pas besoin de vous expliquer que ça va être très difficile de répondre à vos objectifs s’il n’y a pas de budget. Je rappelle que dans le cas d’un site e-commerce considéré comme « actif » (comprendre qu’il permet de réaliser des opérations commerciales directes ou indirectes et donc génère du profit), celui-ci correspond à un actif immobilisé (débit compte 205 + TVA 445620) et son budget de création est porté à l’actif du bilan et amorti ce qui limite le coût représenté par un tel budget (en général la durée d’amortissement retenue est de 3 à 5 ans). Dans le cadre d’un site passif (site vitrine ou site non-commercial), celui-ci correspond alors à des charges (débit compte 604 + TVA 445620). Source : Bulletin Officiel des Finances Publiques-Impôts.
  • Je ne travaille pas sans relation de confiance. Cela parait évident, mais si vous ne me faites pas confiance pour travailler sur votre projet, on risque là également d’avoir du mal à travailler ensemble.
  • Je ne suis pas disponible pour un appel à 21h en semaine ou le week-end. Alors oui en tant qu’indépendant je suis flexible, mais ça ne veut pas dire que je n’ai pas d’horaires, ni de vie privée.
  • Je travaille pour des projets très différents et je m’investis à fond pour mes clients. MAIS si vous avez un projet que l’on peut aisément qualifié d’arnaque, un projet qui implique de pénaliser un concurrent (black hat, hack …), ou tout simplement un projet qui remettrait en cause la vie privée des internautes : c’est niet, nada, que tchi.

La plupart des prises de contact que je reçois n’entre heureusement pas dans une de ces catégories. Je me ferais alors un plaisir de vous accompagner !